Le séjour en maternité est un moment capital pour la mère et son
bébé. Se reposer, regarder comment laver, changer, nourrir,
câliner... Puis s'y mettre. Prendre son temps. Bref, se faire à son
nouveau rôle de mère tout en douceur.
Et voilà que se ferment des maternités, se réduisent les
effectifs de professionnels, parfois même la qualification de ces
professionnels. Comment fournir alors et maintenir un service
maternité de qualité, conforme aux fabuleuses chartes rédigées en
équipe? Les professionnels surchargés font du mieux qu'ils peuvent
mais les jeunes mères se reposent de moins en moins bien, en
apprennent de moins en moins et finissent par "subir", tout
simplement, leur séjour en maternité... devenu infertile!
Alors qui dit mieux! C'est le moment de réagir et de dire:
"réduisons la durée des séjours en maternités puisque c'est ce que
veulent les femmes!"
Mais il faut m'expliquer tout de même. Pourquoi la sécurité
sociale a-t-elle prévu un repos post-natal de 2 mois?
C'est bien parce que la période de suites de couche est
délicate, fatigante, déroutante. C'est une nouvelle vie qui
commence pour les parents. La mère doit retrouver son équilibre
physique après la traversée des nuits blanches, des pleurs
inexpliqués, des tétines bouchées, des mille et une questions qui
lui explosent à la figure. La dépression post-partum montre le bout
de son nez ou écrase la mère de tout son poids. Bébé s'acclimate et
crie haut et fort ses besoins, intransigeant qu'il est, il s'agit
de sa survie, et ça, il le veut le bébé, vivre! Le père est perdu
dans toute cette tornade, mais aussi, les frères et les
sœurs.
Tous ces facteurs expliquent aisément que la jeune mère ne
retrouve guère son équilibre antérieur qu'après 3 mois. C'est long
trois mois et pourtant parfois pas assez...
Qu'en sera-t-il avec de si courts séjours maternités...
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